16.05.2012
Le nouveau gouvernement : changement, modernité, diversité.
Le changement c'est maintenant.
Et bien avec la nomination du gouvernement qui vient d'être annoncée, la promesse de François Holande de changer les choses est respectée :
Sur 34 ministres de plein exercice ou délégués, quatre seulement ont exercé des fonctions gouvernementales auparavant (Laurent Fabius, Pierre Moscovici, Marylise Lebranchu et Michel Sapin). Et cela c'est déjà un changement et plutôt de bon augure. Nos concitoyens sont vraiment versatiles, ou plutôt les media et commentateurs politiques.
Nous entendons tous les jours des conversations de café, où le citoyen se plaint que les politiques sont toujours les mêmes, en fassent leur métier. Mais lorsque nous élisons un Président, lorsqu'un Premier Ministre est nommé, il faudrait qu'ils aient déjà effectué de hautes fonctions ?????
C'est un peu comme dans les entreprises où le patron ne souhaite embaucher que des jeunes (qu'il rétribuera au minimum), dotés d'une grande expérience ! Au lieu de faire confiance aux compétences d'adaptation, à leur potentiel.
Il faut arrêter de dénigrer les professionnels de la politique et vouloir que ces femmes et hommes politiques aient exercé des fonctions gouvernementales, pour pouvoir accéder à ces fonctions... Il y a un paradoxe typiquement français et une incohérence.
Dans les démocraties occidentales, à l'exception peut être de l'Italie, notre soeur jumelle (et jusqu'à une époque très récente peut-être de la Grèce), aucun citoyen ne s'émeut d'élire des responsables et de voir participer à un gouvernement des gens neufs, qui n'ont jamais exercé des fonctions gouvernementales auparavant. Ce sont les idées, la confiance qui priment pour les électeurs.
Mme Merkel avait-elle exercé des fonctions gouvernementales avant d'être désignée chancelière d'Allemagne ? Mr Kohl ? Mr Shroeder ?
Messieurs Obama, Blair, Cameron, Clinton, Walesa, Aznar, Zappatero ont-ils exercé des fonctions gouvernementales avant d'être élus ou désignés à la tête de leur pays ? Aucun d'entre eux. Ils ont pu avoir des mandats locaux (gouverneur pour les Etats-Unis), Maire, ou chef de groupes parlementaires en Espagne, Allemagne ou Grande-Bretagne.
Alors pouquoi en France faudrait-il avoir gouverné pour gouverner ? Alors qu'au café du coin le quidam en a ras le bol des professionnels de la politique !
Ne faut-il pas regarder d'abord les compétences ?
Peut-être les Français préfèrent-ils les arrangements soviétiques russes et élire une fois sur deux le Premier Ministre Président qui nomme l'ancien Président Premier Ministre et inversement ?
La désignation des membres du Gouvernement, ce soir, rompt avec cette sale habitude de nommer des ministres aguérris à la fonction (exception faite de 1981, et pour cause : 23 ans sans alternance y obligeait).
Je crois que le plus grand nombre des ministres désignés ce soir, sont à leur place. Je regrette la présence d'un éléphant au ministère des Affaires étrangères, et d'un socialiste très sectaire à celui de l'économie sociale et solidaire. Mais à part cela, ce gouvernement me paraît plutôt bien constitué.
J'apprécie beaucoup la nomination de Vincent Peillon, (n°3 après le Premier Ministre et celui des
Affaires Étrangères), à l’Éducation nationale. Je crois que François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont fait le bon choix pour répondre à leur priorité n° 1 (qui est ma seconde, ou ma première exæquo avec la réduction de la dette), miser sur l’Éducation pour l'avenir.
Je salue la parité qui est respectée (si l'on ne compte pas le Premier Ministre). Je salue aussi l'entrée de jeunes et de femmes : Aurélie Filippetti, Najat Vallaud-Belkacem ou Delphine Batho. Je crois que chacune d'entre elles, avec leurs compétences sauront assumer leur rôle et les enjeux qu'elles auront à gérer. Un petit satisfcit pour Aurélie Filippetti à la Culture. Cela va grandement nous changer. Il est vrai que le Président sortant avait une notion de la culture, dirons-nous, plutôt américaine et rolex... ce qui tranchait avec ses prédécesseurs. Et les Albanel, Aillagon et Mitterrand (Frédéric), ne nous ont pas éblouis.
Pendant la campagne de 2007, la seule question que les journalistes de presse écrite, de l'audiovisuel avaient à l'endroit de François Bayrou qui prônait, déjà, le ni gauche ni droite, était avec qui il gouvernerait s'il était élu Président (son projet, sa vision sur les finances du pays, les journalistes s'en fouttaient... on voit le résultat aujourd'hui). Il répondait qu'il saurait trouver une majorité pour le faire et les femmes et les hommes de qualité pour constituer un Gouvernement.
Cette insistance des media, à stigmatiser le Gauche/Droite, à disposer d'une majorité avec le doigt sur la couture du pantalon, de femmes et d'hommes aguerris pour gouverner, a certainement repoussé des électeurs de 2007 qui auraient pu voter François Bayrou.
Messieurs Hollande et Ayrault nous donnent, ce soir, une leçon. Et je pense, je souhaite car je veux que notre pays et l'Europe retrouve le chemin de la croissance, de la Liberté, de l'Egalité, de la Fraternité, de la Solidarité et de la Laïcité, ont montré que ce qu'aurait pu faire Bayrou en 2007. Ce soir ils le réalisent par ces nominations d'incoonus du grand public, mais qui ont toute leur place, et le résultat sera plus bénéfique que tous ceux de ces cinq années que nous venons de vivre. A eux de jouer et à tout le gouvernement :
Ministre des Affaires étrangères: Laurent Fabius
Ministre de l'Éducation nationale: Vincent Peillon
Ministre de la Justice: Christiane Taubira
Ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur: Pierre Moscovici
Ministre de l'Intérieur: Manuel Valls
Ministre de l'Égalité des territoires et du logement: Cécile Duflot
Ministre des Affaires sociales: Marisol Touraine
Ministre du Redressement productif: Arnaud Montebourg
Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie: Nicole Bricq
Ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social: Michel Sapin
Ministre de la Culture et de la Communication: Aurélie Filippetti
Ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire: Stéphane Le Foll
Ministre de l'Enseignement et de la Recherche: Geneviève Fioraso
Ministre des Femmes et porte-parole du gouvernement: Najat Vallaud-Belkacem
Ministre de la Défense: Jean-Yves Le Drian
Ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique: Marylise Lebranchu
Ministre des Outre-mer: Victorin Lurel
Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire: Valérie Fourneyron
Ministre délégué de l'Économie, chargé du Budget: Jérôme Cahuzac
Ministre déléguée à l'Éducation, chargée de la Réussite éducative: George Pau-Langevin
Ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement: Alain Vidalies
Ministre déléguée auprès de la Justice: Delphine Batho
Ministre délégué auprès du Logement, chargé de la Ville: François Lamy
Ministre délégué auprès des Affaires étrangères, chargé des Affaires européennes: Bernard Cazeneuve
Michèle Delaunay, ministre délégué auprès des Affaires sociales, chargé des Personnes âgées et de la Dépendance
Ministre déléguée, chargée de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme: Sylvia Pinel
Ministre délégué auprès des Finances, chargé du développement de l'économie sociale et solidaire: Benoît Hamon
Ministre déléguée auprès des Affaires sociales, chargée de la Famille: Dominique Bertinotti
Ministre déléguée auprès des Affaires sociales, chargée des Personnes handicapées: Marie-Arlette Carlotti
Ministre délégué auprès des Affaires étrangères, chargé du Développement: Pascal Canfin
Ministre déléguée auprès des Affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la Francophonie: Yamina Benguigui
Ministre délégué auprès de l'Ecologie chargé des Transports et de l'Économie maritime: Frédéric Cuviller
Ministre déléguée auprès du Redressement productif, chargée des PME, de l'Innovation et de l'économie numérique: Fleur Pellerin
Ministre délégué auprès de la Défense, chargé des Anciens combattants: Kader Arif.
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15.05.2012
Confiance, sobriété, laïcité, éducation...
J'ai eu beaucoup de mal à trouver un titre à ce billet. Alors j'y ai mêlé quelques unes de mes impressions de la journée que j'ai passée, une fois n'est pas coutume, à l'écoute de la radio et en regardant la télévision (sur mon ordinateur).
J'ai suivi, minutes par minutes, cette journée d'investiture du Président de la République, Mr. François Hollande. Ceci au travers du prisme des images et des commentaires des journalistes. Mais j'ai pu
entendre les 3 discours majeurs de notre Président, de celui de tous les Français, et ses quelques dialogues avec les chercheurs de l'institut de physique-chimie où le Président de la République est venu rendre hommage à Marie Curie, femme de sciences, deux fois prix Nobel, d'origine étrangère, et qui a tellement fait pour la science et symbolisant ainsi l'intégration que notre pays est capable d'assumer, et que la femme est l'égal de l'homme.
Aujourd'hui François Hollande m'a démontré que je ne devais pas regretter mon vote de second tour.
Son attitude, la sobriété des différents temps forts, le choix de François Hollande d'honorer Jules Ferry et Marie Curie (et par là l'Education et la Recherche), tranchent avec le quinquennat écoulé, et montrent que François Hollande a l'étoffe d'un Homme d'Etat.
Cette journée aura montré, contrairement à ce qu'insinuent depuis de longs mois ses détracteurs (FN, UMP, NC, Parti Radical valoisien, beaucoup de media et commentateurs politiques, Mr. Mélanchon et le Front de Gauche, et surtout nombres de socialistes, en tête desquels Madame Aubry), que notre nouveau Président de la République n'est pas mou, n'est pas un capitaine de pédalo (même si toute la pluie est tombée sur lui),
et qu'il sera un Président de tous les Français, ce qu'avait oublié son prédécesseur.
Son hommage à tous les Présidents de la Vième République lors de son discours d'investiture (à l'exception du Président sortant, et pour cause), montre bien son souhait de rassemblement.
Depuis le soir de son élection, Mr. Hollande a pris la mesure de son rôle et de sa tâche. Je note et souligne particulièrement qu'il a appuyé dans son discours qu'il avait conscience du chômage, du déficit et de la dette, ce qui laisse entendre qu'il souhaite s'y attaquer.
La réalité rattrape donc la fonction et je pense sincèrement que François Hollande en a conscience. Il sera obligé d'infléchir sa politique et ses quelques promesses de campagne dispendieuses pour réduire
nos déficits et notre dette. Même s'il a rappelé son engagement d'embaucher 60.000 personnes dans l'Education nationale, je crois qu'il trouvera avec son gouvernement des solutions alternatives pour conserver la priorité sur l'éducation, sans forcément accentuer les déficits de la Nation. Instruire, l'un des trois axes du programme et de la campagne de François Bayrou, est certes la priorité n°1 pour l'avenir. Cela ne passe pas forcément par des embauches à ce point. Par son hommage à Jules Ferry, François Hollande a confirmé que l'instruction et l'education étaient l'axe sur lequel mettre tous les efforts pour :
- former les jeunes qui seront les adultes de demain
- leur permettre d'être des citoyens dotés d'un esprit critique et de réflexion
- lutter contre le chômage
- re-dynamiser notre pays et notre économie
A cela s'ajoute l'hommage aux chercheurs, qui préparent l'avenir, qui produisent les germes de ce que notre industrie pourra produire demain.
Sur ce plan, à l'exception des moyens proposés, je crois qu'entre François Hollande et François Bayrou il y a une grande convergence.
Laïcité, Mr. François Hollande l'a rappelé dans son discours, l'hommage à Jules Ferry y participant. Et je vais faire taire les commentaires polémiques qui ne manqueront pas au sujet de l'hommage rendu à Jules Ferry.
Oui Jules Ferry fût un promoteur de la colonisation, dure et insoutenable. Aujourd'hui, et François
Hollande l'a rappelé dans son discours, c'est au législateur de l'école gratuite et laïque, et surtout à la loi qu'il a fait promulguer qu'il était rendu hommage. Loi de l'égalité des chances, Egalité seconde assertion de notre devise républicaine.
Je souhaite souligner la sobriété de toutes ces cérémonies qui ont eu lieu aujourd'hui.
L'investiture et le discours sobre, mais très républicain, du Président du Conseil constitutionnel. Le discours rassembleur du Président de la République lors de son investiture et son positionnement pour être le Chef de l'Etat mais laisser au gouvernement son rôle. Nous venons de vivre une période où le Chef de l'Etat était omniprésent, où son prédécesseur (Jacques Chirac), dans son deuxième mandat et la seconde partie de son premier mandat était inexistant. Il était temps de retrouver un Président à sa place, qui donne les grandes orientations, mais laisse les différentes instances dans leurs rôles. C'est, en tous les cas, ce que j'ai perçu dans les discours de François Hollande aujourd'hui. Seul l'avenir nous le démontrera...
Enfin, si un terme devait être souligné pour rassembler aujourd'hui, Mr. le Président de la République l'a prononcé six fois dans son discours d'investiture : confiance.
Mr. Le Président, j'ai voté pour vous au second tour, par défaut, je souhaite que vous redonniez confiance aux citoyens et habitants de notre pays. Je souhaite que vous preniez en compte les difficultés économiques et que vos choix n'agravent pas nos déficits et notre dette. Je souhaite que le rassemblement soit le maître-mot de vos actions, que le vivre ensemble devienne une règle.
Toute cette journée, à l'exception du rappel des 60.000 embauches dans l'éducation nationale, je crois
que François Bayrou, s'il avait été élu, n'aurait pas été différent de François Hollande. Seuls peut être les invités l'auraient été (encore que, il me semble que Michel Rocard et Jacques Delors auraient été plus présents, et peut être aurait-il fait référence à Mendes-France).
Aujourd'hui je n'arrive pas à trouver un geste, une action de Nicolas Sarkozy qui mérite d'être mise en valeur au cours de son quinqennat. Ou plutôt j'en retiens beaucoup, mais elles ne sont pas sa faveur.
Des douze années de Jacques Chirac, trois moments retiennent mon attention : la reconnaissance de la faute de l'Etat français dans la déportation des juifs au cours de la seconde guerre mondiale (ce que ni
de Gaulle, ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand l'ami de Bousquet n'ont eu le courage de faire), la reconnaissance que la France fût, jusqu'à Victor Schoëlcher, une nation esclavagiste (même si la révolution l'avait abolit, mais que Napoléon rétablit), enfin son refus de la seconde guerre en Irak.
Des 14 ans de Mitterrand, c'est l'abolition de la peine de mort que je retiens, même si lorsque Robert Badinter s'est battu pour faire passer cette loi, j'étais à l'époque contre. Je remercie Monsieur Badinter de m'avoir ouvert les yeux. Sous le septennat de Mitterrand la condition féminine aura beaucoup
progressé, même si cela avait commencé sous le septennat de Mr Giscard d'Estaing. Je retiendrai aussi des avancées sur l'Europe grâce à Jacque Delors.
Du septennant de Giscard d'Estaing, je retiendrai surtout les premières mesures, loi sur l'interruption volontaire de grossesse, majorité et vote à 18 ans,
premières lois sur la condition féminine, et avancées de l'Europe politique et notamment le vote du parlement européen au suffrage universel.
De Pompidou je retiendrai l'idée de modernité et l'industrialisation du pays par de grands
projets, quelque fois initiés par son prédécesseur. Mais aussi, peut être, un homme épris de culture contemporaine.
Quant au Général de Gaulle, si les institutions qu'il a mises en place était à sa mesure, elles mériteraient d'être dépoussiérées et que ce qui était nécessaire en 1958, ne l'est plus aujourd'hui, et je
fais confiance à François Hollande pour les modifier et redonner réellement, ce que n'a pas fait Nicolas Sarkozy, ses prérogatives au Parlement, et à la Justice, tel que Montesquieu avait défini la séparation des pouvoirs, auxquels il faut aujourd'hui ajouter la presse et les media. Mais je note que celui qui a le plus critiqué ces institutions, le coup d'état permanent, s'est comporté comme le plus gaulliste des présidents de la Vième République (Mitterrand), et s'en est le plus servi. Sinon de Gaulle a réalisé beaucoup de choses, beaucoup plus que ses successeurs. Il aura notamment compris que la peuple algérien deviat disposer de son sort. Il n'aura peut être pas compris que l'Europe était la clé, et nous le payons aujourd'hui. Mais il aura eu un grand défaut : ne pas comprendre le besoin de liberté et d'expresion des citoyens.
Pour clore ce billet je vais évoquer la nomination de Jean-Marc Ayraut en tant que Premier ministre. Ce n'est pas vraiment une surprise. Mais je note, que contrairement à presque toutes les premières nominations de Premiers ministres après l'élection du Président de la République, c'est la deuxième fois que l'homme, choisi par le Président, soit un homme de confiance. J'exclue Michel Debré puisque le Général de Gaulle n'avait pas été élu au suffrage universel.
Pompidou n
omme Jacques Chaban-Delmas. Beaucoup de points les séparent. Chaban est un gaulliste de la première heure, il a une fibre sociale, et son projet de nouvelle société ne sera pas soutenu par Georges Pompidou.
Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac, celui qui a trahi les Gaullistes pour le faire élire (logique Chirac est pompidolien), appuyé par Juillet, Balldur (qui ne lui rendra pas 20 ans plus tard), et Marie-France Garraud, tous trois proches conseillers de Pompidou. Tout cela pour être Premier Ministre. Et en 1981 le même Jacques Chirac fera voter Mitterrand contre Giscard au 2nd tour, en sous-main certes, mais c'est bien Jacques Chirac qui fît perdre Giscard en 81 et élire Mitterrand.
Mitterrand nomme Pierre Mauroy. Il n'est pas un homme de confiance de François Mitterrand. Mais il est une figure fidèle du socialisme et a permis à François Mitterrand (FGDS), avec Gaston defferre et quelques autres (Chevènement, Joxe, Hernu), de prendre la main sur la SFIO pour créer le PS lors du Congrès d'Epinay-sur-Seine en 1971. Si Mauroy est fidèle à Mitterrand, le Président n'a pas de confiance en lui, d'ailleurs en qui a-t-il eu confiance ? Lui qui aura eu un parcours politique machiavélique au sens littéraire du terme ?
Jacques Chirac est l'exception en 1995, il nomme Juppé, et la confiance entre ces deux là est indéniable.
Par contre en 2002, Chirac nomme Raffarin, et je ne crois pas que le premier avait confiance dans le second, mais l'idée, réussie, était de casser l'UDF et de former un grand parti de droite : l'UMP. Oui, sauf qu'à l'UDF, il n'y avait pas que des femmes et des hommes de droite. Bayrou a résisté et prolongé la vie de l'UDF qui se tranformera dans le Mouvement Démocrate en 2007, avec encore une hémorragie de cadres vers l'UMP en créant le faux-nez Nouveau-Centre pour conserver leurs sièges de députés.
Enfin, 2007, Sarkozy nomme François Fillon, un collaborateur (sic)... pas vraiment de confiance et un rôle complètement amenuisé comme aucun Président de la Vième République ne l'a imposé avant lui.
Je crois que Jean-Marc Ayrault dispose de la confiance de François Hollande. C'est plutôt de bon augure.
Je souhaite bonne chance à Messieurs Hollande et Ayrault. Je leur souhaite bonne chance car je souhaite que la France se relève. J'ai la certitude qu'ils ne feront pas pire que le Président précédent et ses gouvernements. Maintenant je souhaite qu'ils gardent en mémoire que nos finances publiques, nos déficits et notre dette sont à un tel niveau qu'il faut prendre des mesures pour les diminuer.
Pour une France solidaire il nous faut produire, instruire et construire afin que pour notre pays enfin uni, rien ne lui résiste !
Michel Hinard
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13.05.2012
La preuve par trois
Comme quoi deux partis, ne suffisent pas ...
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Larsen...
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Un canard dans le café, restons Zen
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12.05.2012
A Marine LePen, à Jean-Marie, son père, et à tous ceux qui refusent la différence, qui refusent de vivre ensemble...
A tous ceux qui se sont retrouvés sur notre sol et méritent d'être considérés comme des citoyens à part entière. Vive la France, la Liberté, l'Egalité, la Fraternité et la Laïcité.
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Sucré salé
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J'envoie valser
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Je suis un homme
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These boots are made for walking
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Comme un arbre dans la ville...
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Puisqu'il ny a rien à attendre de la droite et de la gauche pour relever la pays et l'Europe...
Puisque le pays a décidé de ne pas comprendre que l'union fait la force et la solidarité, nous allons vivre une période diffficile. Encore plus difficile que les cinq ans passés à régresser sous le règne de Naboléon Sarkozy IV. Alors se pose la question de poursuivre un combat, perdu d'avance, ou de quitter ce monde devenu égoîste, sectaire... Dans ce monde difficile, même l'amour l'est , comme il l'a toujours été...
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10.05.2012
Le Centre pour la France - Introduction de la conférence de presse en video
François Bayrou - Le Centre pour la France -... par bayrou
Dès que le dialogue de la conférence de presse avec les journalistes est en ligne, je le publie.
Il est temps que l'unité nationale conduise au respect de chacun et au relèvement de notre pays et de l'Europe. Ce ne sont pas les invectives des commentaires, la bipolarisation médiatique et politique, qui doivent arêter notre combat pour des idées que nous pensons bonnes dans l'intérêt général.
A gauche, comme à droite et au centre, il existe des Femmes et des Hommes emprunts d'un idéal réaliste pour améliorer le sort des plus démunis, et qui sont les plus menacés. Réveillons-nous !
20:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Conférence de presse de François Bayrou - son introduction - Un Centre pour la France
Le jeudi 10 mai à 17h00, François Bayrou a donné une conférence de presse pour faire le bilan des présidentielles et lancer la campagne des législatives du Mouvement Démocrate et du VRAI centre...
Un slogan : Le Centre pour la France
L’élection présidentielle a livré son verdict. François Hollande a été élu, et Nicolas Sarkozy a organisé la transition comme elle devait l’être. Les Français ont apprécié ce moment républicain, ce qui prouve qu’il y a dans notre pays aujourd’hui un grand besoin d’apaisement.
Dans cette élection, j’ai pris mes responsabilités. Pour moi, la vie, cela consiste à prendre ses responsabilités. Je l’ai fait, est-il besoin de le dire, sans aucune idée d’intérêt, sans aucune sorte de marchandage. On me dit : vous avez pris des risques ! On va vous le faire payer et vous désigner comme cible. Je l’accepte. J’assume cela. J’ai pris cette décision, parce que je considérais que l’essentiel se trouvait en jeu, qu’au bout du compte, malgré mes réserves sur bien des points, l’alternance offrirait une chance nouvelle au pays.
Et notre marque de fabrique, à nous, c’est que nous ne faisons pas de la politique comme un marchandage : nous faisons de la politique comme un engagement. Et nous pensons que le courage est nécessaire à l’engagement. Or l’engagement, et le courage, c’est précisément ce qu’il faut à la France. Pas le sectarisme. Car la période que nous allons vivre va être la plus rude, la plus exigeante, que la France ait traversée depuis longtemps.
Je veux vous dire solennellement ceci : la crise vient, plus vite et plus dure qu’on ne l’imaginait ! L’étincelle part de Grèce, mais c’est dans les États endettés de la zone euro, et au premier chef chez nous en France, que l’incendie risque de s’allumer.
Voilà la dure réalité. Cette crise est celle des États surendettés de la zone euro. En finançant à crédit leur train de vie, en dépensant pour le courant et pas assez pour l’investissement, ces pays, et le nôtre, se sont placés dans une situation invivable. La crise qui vient sera la plus rude de celles que notre pays aura traversées depuis la guerre, parce que cette crise risque de menacer d’abord notre modèle social et de services publics.
J’espère que des démarches de croissance seront acceptées par les autorités de l’Union européenne. Mais c’est à l’horizon de plusieurs années. Et elles ne seront acceptées que si, en même temps, les pays cessent de s’endetter, et cela c’est à court terme. Et comme dans toute crise, ce sont les catégories les plus fragiles qui risquent d’être les premières atteintes. Il est très important que les gouvernants aient cela à l’esprit.
Et cela a deux conséquences. Il n’y aura pas de répit. Il y aura peut-être un court état de grâce politique, mais pas d’état de grâce économique et social. Et deuxième conséquence : on ne sortira pas de cette crise par les solutions politiques classiques !
François Hollande a un atout : il n’est pas ressenti comme un homme d’affrontements, je crois pour ma part que c’est authentique, il est nouveau, il a un certain crédit dans l’appareil d’État. Surtout, il a obtenu le soutien des catégories populaires les plus fragiles. Mais son programme économique devra être repris en profondeur, à la mesure de la crise, et ce sera un rude exercice de vérité, d’abord dans sa majorité.
S’il trouve en face de lui une opposition agressive et systématique, qui fera feu de tout bois, a fortiori une cohabitation de blocage, il n’existe aucune chance que le pays puisse se redresser. Je suis persuadé que les Français ne veulent pas d’une opposition frontale et systématique pour la période qui s’ouvre. Ils ont envie de gens, même différents, mais réunis qui fassent avancer les choses. C’est dans cette volonté que nous nous inscrivons. Il faut au Parlement un courant politique nouveau qui soit à la fois indépendant et positif. Il faut un courant politique qui dise non à la participation complaisante, non à l’opposition de principe, et oui à l’esprit de responsabilité et d’unité nationale.
Il faut un courant politique qui ne cherche pas l’échec des gouvernants, mais le succès de la France dans les immenses difficultés qu’elle va rencontrer. Des gens qui ne s’en laissent pas compter, qui ne se laissent pas influencer par les intérêts partisans. Et cette force ne peut être qu’au Centre.
Je dis au centre. Pour la première fois, un vrai centre peut exister. Jusqu’à maintenant, le centre ne se concevait qu’à droite. Jamais, depuis des années, il n’avait pu faire la preuve d’une vraie indépendance, d’une vraie liberté de décision, fondée non pas sur des arrière-pensées, mais sur le plus profond de son engagement.
Or pour qu’un vrai centre existe, il faut qu’il réunisse des femmes et des hommes qui assument leur diversité et ne soient pas toujours du même côté de cette barrière imaginaire qui séparerait les Français.
J’ai beaucoup d’amis qui ont voté Sarkozy et appelé à voter pour lui. Je considère qu’ils en avaient le droit. J’ai des amis qui ont voté blanc. Je considère qu’ils en avaient le droit. Beaucoup d’entre nous aussi ont voté Hollande et moi avec eux.
Ils n’ont pas à être accusés de leur vote. Ils en avaient le droit élémentaire comme citoyens. Aucun contrat, aucune dépendance ne doit empêcher un citoyen d’émettre le vote qu’il considère juste.
Et c’est en acceptant cette diversité, en réunissant ceux qui ont fait des choix de deuxième tour différents, et heureusement, que nous créerons le pôle central libre dont la France a besoin. C’est un grand changement.
La création d’une force centrale et libre dans la vie politique française, là est la seule nouveauté, et le seul changement possible. Et cette force centrale qui accepte et veut voir réunies les sensibilités différentes du centre, ceux qui ont voté d’un côté et ceux qui ont voté de l’autre, un pôle qui non seulement accepte la diversité mais la souhaite, c’est la garantie que pour la première fois, un courant refusera le sectarisme, les réflexes de clan, tout pour ou tout contre, toujours pour ou toujours contre !
Au travers des candidats de cette force centrale, pourront s’exprimer tous ceux qui éprouvent un malaise devant la volonté de monopole de l’UMP et du PS. Et je les ai rencontrés, les gaullistes, les sociaux démocrates, les sensibilités sociales de la droite républicaine, les écologistes réalistes. Tous ceux qui n’aiment pas que triomphent les seules logiques d’appareil. Tous ceux qui en ont marre des sectaires d’un bord ou de l’autre.
Quand les décisions seront bonnes et courageuses, le pôle central soutiendra les orientations du gouvernement. Quand elles seront risquées, il le dira clairement. En toutes circonstances, il cherchera à influencer les décisions prises dans le sens du courage, du réalisme, et de l’attention à porter à la vie quotidienne. Il défendra une vision pour le pays, autant que le souci de la vie de tous les jours. Il sera humaniste, pas seulement dans les mots, mais dans les actes. Devant la crise, il défendra l’intérêt national et donc l’unité nationale.
Les candidats de ce pôle central qui auront signé une charte d’engagement se présenteront sous l’étiquette : "Le Centre pour la France".
Ces candidats auront un mot d’ordre : "nous voulons être utiles à la France, pour qu’elle échappe à ses divisions". Ils ne seront pas les hommes et les femmes d’un camp, mais les hommes et les femmes d’un pays et d’un peuple.
à Venir la vidéo et ses réponses aux questions des journalistes
19:07 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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09.05.2012
Ton Koopman - Bach
Sur instruments anciens, dirigé par Ton Koopman, l'Amsterdam Baroque Orchestra dans la fameuse Aria de la suite pour orchestre en ré majeur BWV 1068
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Jordi Savall - Bach - L'art de la viole de gambe
L'art de la viole de Gambe dans un menuet de Jean-Sébastien Bach par Jordi Savall. La viole, avec l'orgue et le clavecin étaient les instruments avec lesquels Johann Sebastian Bach excellait, en tant qu'interprète (mais aussi pour lesquels il a écrit avec génie).
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Philippe Glass - Einstein on the Beach
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Neil Young - Rust never sleeps...
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| Tags : neil young, 1979, rust never sleeps, my my hey hey |
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Fête de l'Europe : personne n'en parle
Est-ce l'air du temps ? Les radios sont muettes, rien dans les journaux, les politiques sont affairés à faire leurs cartons pour les uns, à affronter les difficultés du pouvoir pour les autres. J'aurais apprécié qu’au cours du Conseil des Ministres le Président sortant marque au moins sa sortie par un mot sur l'Europe. Peut-être l'a-t-il fait, mais la porte-parole du Gouvernement n'en a pas fait état. Mais n'oublions pas qu'il est issu du RPR et que ce parti a été profondément anti-européen pendant longtemps. Et puis l'Europe de Mr Sarkozy, n'est pas la mienne.
Côté socialiste (européens convaincus, encore que), pas plus d'évocation. A la sortie du bureau politique Madame Aubry ne l'a pas évoquée. Mr le Président élu est trop occupé pour faire une déclaration en ce jour important. Mais peut être l'évoquera-t-il dans l'après-midi puisqu'il doit rencontrer Mr Van Rampuy, Président de l'UE, dans la journée.
Et les Verts, avec qui nous partgeons, nous centristes, une même vision fédéraliste ? Rien, nada. Mesdames Duflot et Joly sont plus préoccupées d'obtenir un maroquin ou un hypothétique siège au Conseil Constitutionnel...
Quant à Françcois Bayrou j'aimerais qu'il se manifeste, mais il est certainement assommé dans un coin après ses choix courageux qui le conduisent à n'être plus audible politiquement.
Où est l'espoir initié par Robert Schuman et Jean Monnet ? Les Chefs d'Etat et les gouvernements qui se sont succédé en France depuis 1974 (alors qu'ils étaient tous pro-européens, même si Chirac y est venu sur le tard), n'ont pas eu le courage de mobiliser les pays fondateurs et quelques uns qui les avaient rejoints pour créer une réelle Europe politique, avec un gouvernement effectif issu des élections européennes.Non c'est l'économie et encore l'économie qui a primé. S'il fallait commencer par ce volet, il ne fallait pas s'en arrêter là.
Où en sommes-nous ?
La crise financière grecque doublée à présent d'une crise institutionnelle va certainement conduire ce pays en dehors de l'Euro et à brèves échéances en dehors de l'Europe.
En ce moment de crise il aurait fallu que les politiques qui ont longtemps défendu l'Europe se lèvent et rappellent que c'est notre seule chance de peser sur la mondialisation afin qu'elle ne soit pas qu'économique et que les cultures de toutes les civilisations soient préservées face à l'hégémonie américaine, et bientôt à celles de l'Inde et de la Chine.
Les rêves de Mr Schuman sont bien oubliés.
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08.05.2012
Frappant aux portes du paradis...
L'une de mes chansons fétiches de Bob Dylan, interprêtée ici par Avril Lavigne. Chanson extraite de la bande originale du film Pat Garrett & Billy the Kid... dans lequel Dylan, outre l'auteur de la bande son musicale, jouait aussi un second rôle...
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Le centre par Marie-Anne Kraft
Je ne peux que relater ici l'article du blog de Marie-Anne Kraft. Le centre n'est pas ce que beaucoup pensent, mou ou à droite,. C'est autre chose...
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Ella, Elle a
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Message personnel...
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Mon dernier article portait le titre : C'est fini. Je ne suis plus impliqué politiquement. J'ai quitté Facebook, mais je compte réanimer ce blog.
Je me suis désabonné de Facebook dans la nuit du 6 au 7 mai. A l'issue d'un message envoyé vers mes plus proches amis, j'ai reçu d'une amie, très proche, le mail dont le corps du texte était le suivant : ???.
Je n'écris plus que très sporadiquement (et c'est peu dire), sur ce blog depuis de longs mois. Et les articles ne sont pas toujours politiques et construits, juste des réactions épidermiques, ou plus souvent des engouements musicaux.
J'ai décidé de tourner une page. Pas parce que politiquement les choses bougent (car seront-elles vraiment différentes ?), mais parce que je me rends compte que l'instantanéité est néfaste, et si je me suis éloigné de la politique (politicienne), je tiens tout de même à m'exprimer. Aussi je vais essayer de faire revivre ce blog que j'ai délaissé trop longtemps.
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| Tags : bayrou, michel hinard, facebook, blog, expression des urnes |
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06.05.2012
C'est fini
Ce soir je suis heureux que François Hollande soit élu et que Nicolas Sarkozy ait été écarté. La politique de ce dernier ayant été si néfaste pour les valeurs républicaines depuis 5 ans. Je n'avais d'ailleurs pas voté pour lui à ce moment là.
Ce soir je n'ai pas confiance et si François Holande applique son programme, nous irons dans le mur. Cela aurait été de même avec Nicolas Sarkozy qui nous y mène depuis 5 ans.
François Bayrou a été courageux, cohérent et fidèle à ses convictions par ses prises de position ; ni droite ni gauche, unité nationale, Europe... Il n'a pas été entendu et a franchi cette année le rubicon que certains lui reprochaient de n'avoir pas franchi en 2007.
En faisant ce choix, il a respecté ses convictions. Comme j'ai respecté les miennes. Si l'économie nous est chère les valeurs de Fraternité, d'Egalité et de Liberté dépassent les pulsions de haines, de peurs et entre économie et respect de nos valeurs nous ne pouvions pas voter pour Nicolas Sarkozy ou nous abstenir.
Le choix de François Bayrou, les défections en 2007 de ses amis pour Nicolas Sarkozy, le refus de la gauche, malgré Peillon, en 2008 d'une recomposition du paysage politique, font que le centre est à présent mort. Car le Centre Droit n'est pas le centre les Lagarde, autres Morin et Leroy et les traitres de 2002 et leurs supporters s'affirment de droite. Tout cela conduit à la mort politique du Mouvement Démocrate et nous n'aurons aucun député à l'Assemblée en juin prochain : L'UMP et le PS feront tout pour cela.
Donc la bipolarisation est la grande gagnante de ces élections présidentielles. Exit la diversité de pensée. Il faut être binaire.
La France est mal barrée. Mais à présent la politique c'est sans moi...
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04.05.2012
Dimanche votez
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03.05.2012
François Bayrou votera François Hollande dimanche prochain
François Bayrou, comme je l'espèrais n'a pas donné de consigne de vote. Il est démocrate par cette attitude et républicain, car quel que soit le candidat, les suffrages qui se portent sur lui ne lui appartiennent pas. Un candidat battu au premier tour n'a pas à donner de consignes de vote. Mais il peut s'exprimer à titre personnel sur ses choix et ses raisons.
C'est ce que vient de faire François Bayrou. Il votera François Hollande. C'était ma propre position depuis le 22 avril, mais j'attendais que François Hollande infléchisse sa politique économique. Entre les valeurs républicaines, et l'économie, je n'avais pas d'hésitation, mais je souhaite sincèrement que Mr Hollande tienne compte de nos déficits. La réalité le rattrappera de toutes les façons. Il ne mènera pas une politique pire que celle de Mr Sarkozy. Nous payons très chèrement la loi TEPA.
Mr Hollande aura ma voix dimanche prochain, mais comme de nombreux électeurs qui se sont portés sur le vote pour François Bayrou au premier tour, je resterai vigilant et critique sur la suite. Comme je l'ai été depuis 1995 à l'égard de Jacques Chirac, encore plus depuis 2002 et très opposé à Mr Sarkozy depuis 2007.
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29.04.2012
Mouvement Démocrate : quel choix pour le second tour ?
Le Conseil National du Mouvement Démocrate se réunira le 3 mai au soir. François Bayrou, candidat à la présidentielle soutenu par le Mouvement Démocrate, préside de droit cette instance.
L'ordre du jour est de débattre et de donner une position quant au second tour des présidentielles où notre candidat ne concourt pas.
Les suffrages qui se sont portés sur François Bayrou le 22 avril, n'appartiennent ni à François Bayrou ni au Mouvement Démocrate. Et ce n'est pas François Bayrou qui me contredira.
Les Français, depuis la révolution de 1789, et après les différentes révolutions et évolutions des constitutions au cours des XIXième et XXième siècles sont à présent libres de leur choix et de leur vote, en conscience. Même si ils ont été baillonnés pendant certaines périodes sombres (1795-1848, 1851-1871, 1940-1944). Il doit être respecté, quel qu'en soit le résultat.
Donc le Mouvement Démocrate, tout comme François Bayrou, ne devraient pas donner de consignes de vote, mais simplement faire part de leur analyse de la situation et de ce qui prime dans leur (notre) esprit pour rassembler les Français et que leur vie soit un peu plus douce et équitable.
Au Mouvement Démocrate, chacun est libre de ses positions. Cela se nomme la démocratie. Au Mouvement Démocrate nous partageons tous un socle de valeurs communes inscrites dans notre charte éthique et notre charte des valeurs.
La position de François Bayrou, et celle du Conseil National du Mouvement Démocrate seront exprimées sur la base de ce pourquoi nous nous sommes rassemblés depuis 2002, 2007 et 2012, et qui repose sur une vision de la République rassemblée, unie et solidaire ; qui puise ses racines dans les valeurs démocratiques républicaines, la philosophie des Lumières, les travaux du Conseil National de la Résistance, la Liberté, l'Egalité, la Fraternité, la Laïcité, la Solidarité et l'espoir d'une Europe unie plus sociale qu'économique, équitable et durable.
François Bayrou a adressé une lettre aux deux candidats arrivés en tête du premier tour de l'élection à la Présidence de la République, afin qu'ils expriment leurs positions par rapport au projet qu'avec François Bayrou nous avons défendu et promu tout au long de cette campagne mais aussi depuis de longues années.
C'est à partir de leur réponse et du débat qui aura lieu le 2 mai au soir, que François Bayrou et le Conseil National du Mouvement Démocrate débattront et indiqueront leur position, qui ne sera pas, je le rappelle, une consigne de vote, mais simplement un avis et qui n'engagera pas chaque adhérent, car au Mouvement Démocrate la liberté de pensée est un fait. Nous faisons nôtre la phrase de François Bayrou lors du Congrès de création de l'UMP que si nous pensons tous la même chose nous ne pensons rien. Cette position devra être considérée comme toute position d'autres partis politiques ou personnalités qui peuvent en émettre. Pas comme une consigne. Les citoyens sont libres de leur vote !
La réponse de Mr. Nicolas Sarkozy à la lettre de François Bayrou.
La réponse de Mr. François Hollande à la lettre de François Bayrou.
Forts de la lettre de François Bayrou et des réponses, vous disposez de quelques éléments pour vous forger votre propre opinion. Nous écouterons avec un grand intérêt les avis issus du Conseil National du 3 mai qui se fondera sur le débat du 2 mai et les réponses à la lettre de François Bayrou, mais aussi le comportement et les déclarations des deux candidats en lice.
Maintenant, en tant que citoyen libre dans un mouvement libre, je vais me prononcer sur l'orientation de mon vote pour dimanche prochain. Ma décision n'est pas tout à fait définitive, le débat entre les deux prétendants, les interventions des candidats d'ici vendredi soir, et les positions de François Bayrou et du Conseil National du Mouvement Démocrate jeudi soir seront une part de ma décision.
Si il y a une chose dont je suis convaincu et sur laquelle je ne reviendrai pas, c'est que je n'apporterai pas ma voix à Nicolas Sarkozy dimanche prochain. Je n'avais déjà pas voté pour lui en 2007 et ce qui s'est passé depuis conforte mon choix d'alors.
Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy car depuis cinq ans, et encore plus depuis quelques semaines, il divise plutôt que de rassembler. Parce qu'il foule des pieds les valeurs fondatrices de notre république dans ses décisions depuis cinq ans, et ses discours. Sa référence au Conseil National de la Résistance dans sa lettre à Mr. Bayrou sonne faux. Il a suivi un tout autre chemin depuis son élection le 6 mai 2007 et même avant en tant que Ministre de l'ntérieur. Comment faire confiance à quelqu'un qui agit différemment de ce qu'il écrit ?
Je ne peux pas voter pour quelqu'un qui revient sur ses prises de position passées (mais ce n'est pas le pire), notamment concernant le vote des étrangers établis depuis longtemps sur notre territoire aux élections locales. Mesure qui est inscrite dans le projet du Mouvement Démocrate voté à une très large majorité lors du Congrès d'Arras en décembre 2009.
Le bilan économique de Mr Sarkozy n'entraine pas à lui faire confiance pour la suite. Pourquoi il serait meilleur à l'avenir et prendrait les bonnes décisions, alors qu'il a commis le contraire depuis cinq ans ? Sans la loi TEPA notre pays se porterait mieux économiquement. Mais remercier ses amis était primordial pour lui au lieu de penser à l'intérêt général. Exonérer plus pour gagner plus. Parce qu'ils le valent bien.
Concernant l'éducation, la suppression des RASED est une ineptie. S'il ne faut pas multiplier les postes à l'Education nationale, notamment administratifs, l'éducation doit être sanctuarisée car c'est la force pour notre avenir ! Des enfants éduqués sachant, lire écrire et compter, seront des adolescents capables d'appréhender les cours qui leur seront prodigués et devenir des adultes capables de discernement.
Sur la politique étrangère, il a renié celle de la famille politique dont il est issu en réintégrant, sans condition, la France dans le commandement de l'OTAN. Et je n'oublie pas l'accueil de Kadhafi à Paris, les tergiversations face à la révolution de jasmin en Tunisie. Il a été quelque peu sauvé par l'action d'Alain Juppé, qui fût plus juste (même si je ne partage pas ses opinions).
Depuis cinq ans il a continué ce qu'il avait initié comme ministre de l'intérieur, réagir par des lois de circonstances aux fais divers, au lieu de faire appliquer et mesurer l'impact des lois déjà en vigueur. Mais l'effet d'annonce est le socle de la gouvernance de Mr. Sarkozy. La politique du chiffre a mené à une dégradation du service public, surtout en ce qui concerne la sécurité.
Laïcité positive, exacerbation des communautaurismes, défiance envers les éducateurs en pointant du doigt les hussards de la République qui sont le fondement de ce que nous sommes devenus, nous les quinquas et au-delà, des citoyens libres et capables de peser le pour et le contre. Leur préférer quelqu'ordre religieux que ce soit va à l'encontre des valeurs républicaines (discours du Latran). Tout cela me porte à ne pas reconduire Mr Sarkozy dans ses fonctions actuelles.
Quant à l'écologie, le Grenelle de l'environnement a fait long feu. Il n'en reste pas grand chose. Madame Nathalie Koziusco-Moriset ne porte pas de chapeaux, mais elle doit en manger beaucoup.
Si je reconnais que François Hollande défend les mêmes valeurs républicaines que celles que je défends, son programme économique et le flou sur la résorption de nos déficits ne me rassurent pas. Le passé de la gauche au pouvoir inquiète concernant les finances du pays.
Je n'attaquerai pas la gauche sur les 35 heures, qui est un faux problème. L'OCDE reconnaît que la France en terme de productivité des travailleurs, est l'un des plus élevé, malgré les 35 heures. Les cadres et Agents de maîtrise, mais aussi une large majorité des employés travaillent beaucoup plus depuis la mise en oeuvre de cette loi. Les grands bénéficiaires en sont les actionnaires des entreprises. Alors que nous constatons que depuis l'arrivée de Mr Sarkozy à la tête de l'Etat, le chômage croît. Il n'est pas question de diminuer le temps de travail, mais de donner à tous un travail. Sur ce plan je fais plus confiance à Mr Hollande qu'à Mr Sarkozy. L'idéal eût été Mr. Bayrou.
Néanmoins les déclarations et le programme de Mr Hollande concernant la réduction de la dette reste flou, voire inexistant. Mr. Hollande doit me convaincre qu'il prendra les mesures nécessaires. Pour le moment je ne suis pas convaincu, sauf à imaginer qu'une fois au pouvoir, devant la réalité de la situation il devra renier ses promesses de campagne...
Aujourd'hui je n'ai qu'une alternative : voter blanc ou pour François Hollande. Ma décision n'est pas prise. C'est à Mr Hollande de me convaincre. Sa réponse à François Bayrou n'y a pas suffit.
Mr. Hollande, mes priorités pour le pays sont :
L'éducation, mais je ne suis pas certain que multiplier les postes soient la bonne mesure. Ne pas en supprimer, oui. Former les éducateurs, oui. Peut-être faudrait-il revenir sur la formation des Maîtres et revenir à l'école normale et au contenu pédagogique de la formation. Ce n'est pas d'agrégés dont nous avons besoin pour former la majorité des enfants. Mais d'instituteurs qui sachent transmettre les bases en primaire et en maternelles, afin que chaque enfant acquiert les bases de la lecture, de l'écriture et du calcul avant l'entrée en sixième.
Pour les adolescents, l'apprentissage, si décrié, me paraît une voie pour un certain nombre d'entre eux, plutôt que de vouloir absolument mener toute une génération au baccalauréat qui n'apporte rien (je ne remercie pas Mr. Chevènement).
La production industrielle sur notre sol. Nous disposons des techniciens et ingénieurs capables de produire des merveilles technologiques. Depuis des dizaines d'années, les entreprises délocalisent et l'orientation vers les services sapent notre savoir-faire. Que proposez-vous, Mr. Hollande, concrètement, pour enrayer cette dérive ? Votre réponse à Mr. Bayrou reste banale et floue.
Sur la moralisation de la vie politique, je prends acte des réponses de Mr. Hollande et suis largement confiant. Alors que je m'inquiète d'une réelection de Mr. Sarkozy concernant ce point.
Un mandat, et un seul, limité dans la durée, la parité imposée à toutes les élections (exceptée la Présidentielle et pour cause), doit être la règle.
La nomination du Garde des Sceaux doit être approuvée par le Parlement (AN et Sénat réunis), à la majorité qualifiée des 3/5.
Indépendance de la presse par rapport aux marchés publics et aux intérêts privés. Une société répondant à un appel d'offre public ne peut disposer d'intérêts dans des entreprises de presse.
Je note que Mr. Hollande est pour le rétablissement des nominations des responsables des entreprises publiques de communication et de l'audio-visuel par une instance indépendante des pouvoirs en place. Ce que ne fait pas Mr. Sarkozy.
Mon bulletin (bouton sur lequel j'appuyerai), n'est pas encore choisi, mais je sais que je n'appuyerai pas sur le bouton Nicolas Sarkozy, le 6 mai prochain.
Je souhaite que François Bayrou et le Conseil National du Mouvement Démocrate ne se prononce pas pour Nicolas Sarkozy. Pour le reste, c'est à François Hollande de montrer des intentions et des signes qui nous amènent à voter pour lui, qu'il s'engage à tenir.
Michel HINARD
Militant humaniste - Mouvement Démocrate
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20.04.2012
François Bayrou - 19 avril Bordeaux
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François Bayrou - Lille 18 avril
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