07.09.2009
Universités de rentrée, le soleil se lève à l'Est.
Et oui le soleil se lève toujours à l'Est, la Terre n'est pas encore devenue complètement folle, malgré que l'Homme lui fasse subir les pires dégradations. Et le Mouvement Démocrate est toujours au centre et sur une ligne claire, même si elle n'est pas comprise. Après une année où des militants ont continué de perdre leur énergie en construction (destruction ?), interne, passée pour ma part dans l'optique des européenens et au travail de terrain pendant la campagne, mais plombée par une stratégie de dénonciation de la politique du gouvernement et en occultant le projet qui existe, élaboré au sein des commissions, mais resté inaudible. Les observateurs du microcosme attendaient la position de François Bayrou sur la main tendue par Marielle de Sarnez lors des ateliers d'Espoir à Gauche organisés par Vincent Peillon.
Pour ma part j'avais décidé de me rendre à ces Universités de Rentrée pour ne rien faire... Juste pour donner raison à Thierry Crouzet, je dois être masochiste.
Il est si facile de se positionner en observateur, sous un seul angle et de ne pas faire l'effort de se déplacer pour prendre un autre point de vue. Il me semble que Thierry n'a regardé ces universités que sous un seul angle... Des politiques "politiciens" au MoDem, il y en a. Autant que de pomme dans le breuvage des Tontons flingueurs. Des lécheurs de bottes, qui n'attendent qu'une investiture pour un petit morceau de pouvoir dérisoire, il y en a aussi. Autant que de betterave dans le breuvage des Tontons flingueurs...
Mais des Femmes et des Hommes qui ont un projet pour changer la société dans laquelle nous vivons il y en a beaucoup. Et contrairement à ce que narre Thierry Crouzet, les ateliers faisaient le plein. Particulièrement celui des commissions qui travaillent sur le fond.
Des élus de terrain qui bossent leurs dossiers et pas seuls, mais avec les adhérents de leur ville, il y en a aussi. Des adhérents qui travaillent en commissions sur les questions posées par notre société, sur les problèmes de nos concitoyens, sur un projet d'avenir, il y en a beaucoup. Et ils n'attendent pas les Universités de rentrée pour en débattre.
Enfin pour répondre à Thierry Crouzet et à la question qu'il a posée à Yann Werhling sur l'idéologie du Mouvement Démocrate (en comparant aux Verts qui sont pour la décroissance et au PS qui sont "pour donner l'argent des riches aux pauvres" (sic) - je ne suis pas sûr que tous les socialistes se retrouvent dans ces propos de Thierry), et bien je lui réponds que l'idéologie du Mouvement Démocrate est l'Humanisme. Je l'entends, et bien d'autres avec lui, rire en lisant cela.
Certes, cela est un grand mot et les mots ne soignent pas les maux. Mais dans le projet du Mouvement Démocrate, les propositions, trop nombreuses aux yeux de Thierry et de nombre de détracteurs les assimilant à un melting-pot, sont élaborées pour rendre notre société plus juste, plus humaine et laisser aux générations futures un monde vivable, durable et soutenable. Je n'aime pas les dogmes. Mais si Thierry a besoin d'idéologie pour définir les mouvements politiques, alors, Humanisme et humanité sont ceux du Mouvement Démocrate.
Venons-en à présent à ce que les microcosmes médiatique, politique et internet attendaient. Le positionnement de François Bayrou et du Mouvement Démocrate suite à la participation de Marielle de Sarnez aux ateliers de EAG.
La ligne n'a pas changé. Elle reste claire. Confronter les idées pour extraire ce qui nous rassemble dans l'intérêt général et proposer une alternative à la politique actuelle. C'était déjà le positionnement de l'UDF et de François Bayrou pendant la campagne des Présidentielles. C'est ce qui a amené à la création du Mouvement Démocrate en 2007. C'est aussi ce que déclarait François Bayrou en clôture des Universités de rentrée de 2008. Et si, hier, François a essentiellement orienté le sens de son appel à une offre publique de dialogue à la gauche, elle n'est pas exclusive. Elle est ouverte à d'autres formations, et surtout à d'autres femmes et hommes, de la société civile, du monde politique et intellectuel. Au sein de l'UMP des voix continuent de s'élever et de se différencier de la politique du Gouvernement Président. Si nous ne sommes pas d'accord sur tout (et heureusement car "si nous pensions tous la même chose, nous ne penserions plus rien"), la position de Villepin (et donc Chirac), à l'ONU en 2003, les prises de positions de députés de l'UMP (tel François Goulard), sur certains sujets , sont les mêmes que les nôtres, celles du PS ou de la mouvance écologiste.
Si nous condamnons le libéralisme (au sens restreint à l'économie), nous estimons que selon sa définition originelle du XVIIIième siècle il est une voie menant à l'Humanisme.
Alors, oui. Il faut dialoguer, confronter, discuter, avec respect, pour changer l'ordre des choses. Oui une alternative est possible.
François Bayrou a annoncé un Congrès programmatique début décembre. J'en serai, même si je pense que le travail effectué par de nombreux adhérents depuis 2007 n'a pas assez été pris en compte et mis en avant. En espérant que les contributions des militants seront mieux entendues que lors du Congrès fondateur du Mouvement.
Demain soir j'assisterai au Bureau Départemental, bien que ma première intention était de ne pas y aller (je suis en vacances et les incessants différents entre les adhérents qui pensent et lavent plus blanc que blanc en ce qui concerne la démocratie interne me fatiguent, alors que - là Thierry Crouzet a raison - ils ne cherchent qu'une parcelle infinitésimale de pouvoir). J'irai et je mettrai les pieds dans le plat. Ou nous travaillons tous ensemble et dans la même direction, ou alors le bateau sur lequel nous voguons a peu de chance d'arriver au port...
J'invite Thierry Crouzet (qui n'a certes pas eu le temps d'y assister, semble-t-il), et les lecteurs de ce blog à écouter (regarder), les vidéos des différents forums et plénières :
- Valeurs de la société française
- L'Europe et le monde en question
- Intégration et égalité des chances
- Environnement et développement durable
- Dérives du capitalisme et combat pour la transparence et une meilleure gouvernance
- La crise jusqu'à quand ?
- Dialogue avec Patrick Pelloux
Quelques photos d'ami(e)s que j'ai eu plaisir de revoir lors de ces Universités dans un joli cadre, alors qu'à moins de deux kilomètres l'urbanisme des années soixante-dix reste une ineptie pour la durabilité de notre planète...
15:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ur2009, modem, mouvement démocrate, bayrou, de sarnez, la grande motte, universités, rentrée |
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Commentaires
ben moi j'y allais pour écouter et participer et samedi, j'ai pas été déçue....
j'ai aussi rencontré des gens, dont vous deux, mon TRésor et mon Président, même si je suis vote épuisée en ce moment, j'ai pu diner avec le Crapaud et c'était très très bien
Écrit par : FB | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireComplètement en phase avec toi ;-)
J'ai été ravie de te revoir et de partager ta table samedi soir! A bientôt ! (et vive l'Alsace, n'est-ce pas ;-))
Écrit par : Nelly | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireEt que l'Alsace redevienne centriste en mars 2010 !
Moi aussi j'ai apprécié de partager ce repas avec des femmes et des hommes sympathiques, ouverts et n'hésitant pas à se marrer ! L'humour est nécessaire à l'Humanité. Il est l'aiguillon qui permet de progresser...Le summum étant l'auto-dérision !
Écrit par : Michel Hinard | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireTrès sympa ces photos. Très sympa aussi de retrouver ou rencontrer en vrai les amis blogueurs ou facebookiens.
Écrit par : Jérôme | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireJe n'y étais pas ! Alors, je suis content de vous lire...
Écrit par : BGR | 07.09.2009
Répondre à ce commentaire"Si nous condamnons le libéralisme (au sens restreint à l'économie)"
Hum, pour ma part, et si on définit comme Hulot le libéralisme comme l'absence de limites, je condamne le libéralisme dans toutes ses dimensions. Je ne vois pas pourquoi ce qui serait nocif en économie ne le serait pas ailleurs. Le communautarisme qui mène à la déstructuration sociale, le libertarianisme qui mène a la perte de repères, sont autant d'avatars du libéralisme dans ses dimensions societales qui n'ont rien a envier au laissez faire économique dans leurs effets profitables individuellement a court terme mais dévastateurs a long terme pour l'humanité.
Écrit par : KPM | 07.09.2009
Répondre à ce commentaire@KPM,
Tu n'as pas tort. Si nous laissons les individus pousser leurs libertés sans limites, alors nous arriverons à l'anarchie, à la dictature et à la loi du plus fort.
Pour moi le libéralisme c'est avant tout la liberté de penser, de s'exprimer, d'avoir des convictions. Mais, comme le disait Proudhon, "la liberté s'arrête là où commence celle de son voisin".
Encore une notion à manier avec délicatesse, sensibilité et en gardant à l'esprit l'humanisme.
Comme tout aliment, le libéralisme, la démocratie, le socialisme, sont à consommer avec modération. L'excès est toujours nocif... mais n'autorise pas à les condamner. C'est de notre pratique et de nos comportements que dépendent les choses, pas des théories...
Écrit par : Michel Hinard | 07.09.2009
Répondre à ce commentairePour le terme "condamner" tu as raison ; mais je n'ai fait que reprendre celui que tu avais utilisé ;-)
"la liberté s'arrête là où commence celle de son voisin" : mais pour les libéraux aussi! Une telle définition autorise en effet encore des choses telles que l'ouverture des magasins le dimanche, le suicide assisté, le port de la Burqa, les jeux sexuels type Cohn-Bendit ou le droit d'avoir une arme à feu. Savoir si ces choses doivent ou non être autorisées caractérise la différence entre le libéralisme et les sytemes qui placent d'autres valeurs avant la liberté individuelle : la dignité pour l'humanisme, le corps social pour le socialisme.
Écrit par : KPM | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireJe ne suis pas d'accord sur ton interprétation des limites de la liberté de son voisin. De mon point de vue, la détention d'armes n'est pas compatible avec cette maxime. Pas plus que l'ouverture des magasins le dimanche ou toute dérive sexuelle. Sur le port de la Burqa c'est autre chose.
Si l'on se place sur le point de l'employé l'ouverture des magasins le dimanche est une atteinte à sa liberté. Quant aux abus sexuels, pas de commentaires nécessaires. Le libéralisme n'est pas faire ce que l'on veut. Tu détournes la notion primitive du terme.
Le libéralisme, c'est d'abord la liberté de penser et d'entreprendre, ce n'est pas atteindre la liberté d'autrui. Les exemples que tu donnes, à part la burqa sont de cet ordre.
En ce qui concerne la Burqa, je pense, et cela n'est que mon point de vue, qu'elle brime la liberté de la femme. Mais que répondre à une femme qui déclare la porter volontairement ? Et c'est là que la notion de liberté devient difficile à entreprendre. Une musulmane convaincue déclarera qu'elle est libre de porter sa Burqa. J'ai encore en mémoire cette monitrice d'auto-école de la région de Strasbourg, à la fin es années 80, qui clamait qu'elle était libre de porter un foulard...
Écrit par : Michel Hinard | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireJ'ai oublié d'indiquer que le Mouvement Démocrate ferait planter près de 1500 arbres, dans les Landes, pour compenser l'empreinte carbone de ces Universités de rentrée (essentiellement générée par les déplacements des adhérents).
Écrit par : Michel Hinard | 07.09.2009
Répondre à ce commentaireJustement, pour Cohn-Bendit il n'y a pas eu d'abus puisque les enfants étaient consentants. Pour le travail le dimanche, ok pour les employés mais un entrepreneur indépendant sans employé a t il le droit d'ouvrir le dimanche ? Dans les deux cas, la liberté d'autrui n'est pas individuellement mise en cause. Et la burqa, contrairement au simple foulard, n'a rien a voir avec l'Islam, mais avec une idéologie totalitaire ; quelqu'un qui souhaiterait porter une croix gammée pourrait il le faire librement ? Je ne suis moi même pas sur de la réponse a donner, en revanche je suis assez convaincu qu'elle doit être la même : soit on autorise les deux au nom de la liberté d'expression et de pensée, soit on interdit les deux (ou toute autre solution intermédiaire qui ne ferait pas de différence entre ces deux cas).
Écrit par : KPM | 07.09.2009
Répondre à ce commentaire@KPM, revenir sur Cohn-Bendit et ses écrits ne me parait de mauvais aloi. Maintenant, depuis quand un enfant peut être consentant à cet âge (je rappelle qu'il s'agissait d'enfants en très bas âge) ?
Sur la Burqa, personnellement je pense que c'est une atteinte à la liberté de la femme, mais j'accepte le débat, c'est mon point de vue. Si une femme me dit qu'elle est heureuse de porter la Burqa que puis-je lui répondre ?
Je peux essayer de lui montrer que c'est une aliénation, mais je ne peux lui interdire de la porter si elle le souhaite. Par contre nous pouvons nous opposer à es lois imposant ce port si elles sont édictées par des hommes.
Écrit par : Michel Hinard | 07.09.2009
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