03.09.2009

Il prônait Paix, tolérance, amour... il a évolué

Chantre de la tolérance, de la paix et figure du folk britanique dans la mouvance hippie, Cat Stevens s'est converti à l'Islam. De nombreuses controverses au sujet de ses déclarations et interviews ont jeté le trouble sur Cat Stevens devenu Yusuf Islam. Je me rappelle de son entretien, lors d'un journal télévisé (ou une émission politique?), en 1989 sur France 2 ou TF1, où il déclarait qu'il ne s'opposait pas à la Fatwa sur Salman Rushdie. Il reviendra, plus tard, sur ces propos. Néanmoins il était une figure phare de la folk song britanique, l'un de ses premiers succès , repris plus récemment par Sheryl Crow (La version de Sheryl Crow).

 


Cat Stevens est le fils d'un chypriote grec et d'une séduoise, né à Londres en 1948. Il reçut une éducation dans une école catholique et commença très tôt la musique. Il se produisit dès l'âge de seize ans dans des bars londonniens. Pianiste, guitariste, il composa de superbes ballades folk.

Sa carrière musicale (même s'il l'a repris beaucoup plus tard), court de 1966 à 1979. C'est en 1977, après un grave accident, qu'il se convertit peu à peu à l'Islam. Il arrêta de se produire musicalement (outre les chants religieux), en 1979. Il publiera un disque en 2006, avec malgré tout une apparition au  premier Live Aid de 1985, organisé par Bob Geldof, parce qu'il s'agissait d'un concert humanitaire.

Cat Stevens n'est certainement pas un intégriste, mais ses prises de positions ont laissé planer un doute. Cela prouve que tout être humain est pétri de contradictions, de zones d'ombre. C'est pour cela qu'il faut s'abstenir de juger trop rapidement, de condamner. Cat Stevens, chantre de la tolérance lorsqu'il écrivait ses chansons, aurait peut être dû s'abstenir de ces déclarations à propos de Salman Rushdie. Qu'il fût choqué par ses écrits, on ne peut lui reprocher (chacun sa foi, ses croyances ou non croyance). Mais on ne peut accepter laisser réclamer la mort de quelqu'un qui ne pense pas comme vous...

Je serais curieux de connaitre l'opinion, aujourd'hui, de Cat Stevens sur sa chanson Father and Son, et de connaître les dialogues qu'il put avoir avec son fils et ses filles.

J'ai apprécié, très jeune, ses chansons sans en comprendre les textes. A l'adolescence, il fût pour moi l'une des sources où je puisais pour apprendre la guitare et chanter, et enfin j'en comprenais le sens. Father and Son reste l'une de mes favorites, mais Sad Lisa, Morning has broken, ou autre I wish I knew, Wild World et Lady d'Arbanville, restent de très belles chansons...

 

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