04.07.2009
Il y a quarante ans... Woodstock (2)
Comme promis je continue les billets évoquant, quarante ans déjà (ou presque), l'évènement musical de l'année 1969. Musical ? Pas seulement, nous dirions aujourd'hui sociétal, politique ?
Oui Woodstock fût un évènement de société et, car c'est indissociable au sens éthymologique, politique !
Une jeunesse rebelle ? Pas si sûr. Une jeunesse différente de la génération précédente ? Certainement. Musiciens, artistes, spectateurs étaient des baby boomers, ils étaient nés pendant la seconde guerre mondiale ou dans les 5 à 10 années qui suivirent. Ils n'avaient pas connu la guerre et pensaient qu'il est possible de réaliser sur la terre et pour tous les humains, le maximum de développement moral, intellectuel et spirituel, condition première du bonheur...
Ils s'opposaient à la guerre froide, même si certains vantaient encore le collectivisme, ils s'opposaient à la guerre du Vietnam, déjà au conflit du Moyen-Orient. L'argent n'était pas une chose à laquelle ils aspiraient (même si parmi tous ces artistes, beaucoup en ont bien profité), ils étaient classés comme contestataires.
Contestataires, oui, face au capitalisme, à la société de surconsommation qui pointait.
Mais dans tout cela il y avait un besoin de partage, de Fraternité, de vivre en harmonie, avec les Hommes, avec la Nature.
Aux Etats-Unis, Nixon amplifiait la guerre au Vietnam, déjà bien amorcée par Lindon Johnson.
En France, de Gaulle venait de quitter le pouvoir et Pompidou lançait la modernisation de la société de consommation, bénéficiant de l'élan de la fin des trentes glorieuses. Jacques Chaban-Delmas (Premier Ministre), n'avait pas encore prononcé son discours sur la nouvelle société (ce serait un mois plus tard), et il ne pourra jamais mettre en place son projet.
Brejnev règnait sur tout l'Est de l'Europe, et les bus écrasés par les chars à Prague étaient encore dans les mémoires, Ian Palach aussi.
Les jeunes portaient les cheveux longs, filles et garçons, et les cheveux courts commençaient à poindre chez les femmes, cherchant à prendre leur place au sein de la société. Le féminisme se fait entendre et permettra, même si ce fût quelque fois de manière partisanne, aux femmes de prendre leur place dans la société, mais ce combat n'est pas terminé et d'important progrès sont encore à réaliser.
Deux ans plus tôt, Lucien Neuwirth a fait voter la loi autorisant la contraception et la vente de la pillule. Il faudra attendre cinq ans pour que Simone Veil, "contre son camp", fasse adopter, en France, la loi autorisant l'avortement. Woodstock était porteur de toutes ces aspirations, d'un humanisme, d'une fraternité, d'entraide with a little help from my friend
Chanson des Beatles éditée sur Sergent Pepper's en 1967 reprise magistralement par Joe Cocker, plombier inconnu lors du festival de Woodstock...
15:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : woodstock, démocratie, humanisme, hippies |
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Commentaires
@ Do,ré,mi,fa,sol,la,si,do.
Il y a eu tout en contraste à cette époque comme l'agressivité et la tendresse mais aussi uniformité et individualité mais la musique résonne et réconcilie tout dans une vision poétique donc fascinante.
Je préfére le féminisme d'aujourd'hui car beaucoup de féministes disaient à l'époque:"Pas d'enfants."
Pierre
Ecrit par : ulm pierre | 04.07.2009
@Pierrot de la lune, oui je te suis le fénimisme d'aujourd'hui est plus réaliste, néanmoins, la Femme n'a toujours pas la place qu'elle devrait avoir dans notre société...
Ecrit par : Michel Hinard | 04.07.2009
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